Bien choisir son parquet

Bien choisir son parquet

Parquet massif, contrecollé ou stratifié, quel sol en bois choisir ?

Le choix d’un sol en bois doit prendre en compte tout un ensemble de critères et il n’est pas toujours aisé d’y voir clair. Le type d’espace que vous souhaitez parqueter, son utilisation, sa fréquentation et son environnement (eau, isolation, présence d’étage inférieur, chauffage par le sol) sont des critères importants pour définir le type de parquet et l’essence de bois la plus adaptée à votre projet.

Classique (chênes français le plus fréquemment) ou exotique, chaque essence a ses propres caractéristiques qui vont bien au-delà de l’aspect esthétique : dureté, comportement dans le temps, protection naturelle contre les attaques d’insectes et de champignons, résistance à l’humidité… sont autant d’attributs qui orienteront votre choix.

Reste ensuite à peaufiner le style (nuance de teinte, largeur de lame, pose à motif…) et à connaître le type d’entretien privilégié sans oublier bien sûr de prendre en compte les aspects économiques (coût du parquet et de sa pose). Alors parquet massif, contrecollé ou stratifié ? On fait le point ici sur les différences entre ces 3 possibilités.

  • Le parquet massif : c’est un peu la haute couture du parquet. Chaque lame est fabriquée artisanalement ou en usine dans une unique planche de bois. Ce type de parquet travaille davantage que les autres mais a une longévité incomparable (jusqu’à 100 ans). Traditionnellement collé ou cloué sur lambourdes, depuis peu, le parquet massif est également proposé en pose flottante (clipsable). Classique ou exotique, la diversité d’essences est vaste avec plus de 200 variétés existantes sans compter les variations de teintes. Le parquet massif peut être poncé, teinté, vernis (vitrifié), huilé ou ciré. Il est un peu plus onéreux à l’achat mais sa durée de vie compense l’investissement un peu plus élevé au départ.
  • Le parquet contrecollé : fabriqué en usine, chaque lame est formée de plusieurs épaisseurs. La couche visible (couche de parement) est constituée du bois massif choisi (au minimum 2,5 mm d’épaisseur). Les couches inférieures sont constituées de bois agglomérés et de résineux. Selon l’épaisseur de la couche de parement, le parquet pourra durer plus ou moins longtemps. Ce type de parquet est posé en pose flottante ou en pose collée (un choix qui sera opéré notamment selon vos contraintes sonores et la présence ou non d’un chauffage par le sol). Moins onéreux qu’un parquet massif, le parquet contrecollé est le plus souvent vitrifié en usine et plus simple à entretenir. Pratique et économique, parfois colorés ou cérusé, il peut aussi être poncé et vernis. Là encore la variété d’essences disponibles est très étendue tout comme l’éventail de dimensions (longueur et largeur de lames) proposé par les fabricants.
  • Le stratifié : considéré comme moins noble que le vrai parquet, ce revêtement souvent appelé parquet stratifié n’est pas un parquet au sens strict du terme. Au fil des années et des innovations des fabricants, il a pourtant réussi à se faire une place de choix parmi les revêtements de sol en bois. Fabriqué avec du bois aggloméré et le plus souvent composé de 3 à 5 couches successives, il est simple et rapide à poser. Les fabricants suivent les tendances et proposent un choix de motifs illimité. Solution la moins onéreuse des sols en bois, le stratifié est aussi celle qui demande le moins d’entretien.